Nouvelle-Zélande – L’île du sud – Partie 1

NOUVELLE-ZÉLANDE – L’ÎLE DU SUD – PARTIE 1 

Janvier – Février 2018

30 jours – dont 20 dans l’île du nord

1 van, 5000 km et 3 passagers

TOUT mais surtout la vie en van, les treks dans des paysages sortis de décors de cinéma et Wanaka forever

Après 10 jours dans la relativement urbanisée île du nord nous prenons le ferry direction la sauvage île du sud. Nous y passerons près de 20 jours, de Picton à Christchurch.

Voici la première partie de nos aventures, depuis la traversée du ferry jusqu’aux sommets de Wanaka. 

MARLBOROUGH

On commence en douceur par la région des Marlborough, comme porte d’entrée de l’île du sud, réputée pour ses vignobles. On visite quelques caves et on déguste des plutôt bons vins, surtout dans les cépages blancs, le rouge manquant quand même de corps mais ça c’est le principal problème des vins neo zélandais comme australiens, ils se boivent bien mais ne tiennent franchement pas longtemps en bouche. Bref des bons crus mais franchement pas de quoi inquiéter notre fierté nationale #chauvinisme.

Heureusement c’est lors d’une dégustation qu’un vigneron nous apprend qu’un typhon se dirige en ce moment même sur la Nouvelle-Zélande et qu’il devrait frapper l’ouest et le nord de l’île du sud le lendemain. On avait initialement prévus d’aller à Abel Tasman, au nord est, le lendemain et on décide donc de changer nos plans à la dernière minute. Après une vérification météo on décide d’aller plutôt à Kaikoura, sur la côte est de l’île et qui devrait ainsi être plus protégée par la cordillère centrale. Déjà les vents se font forts en cette fin de journée. On dort à mi chemin entre Picton et Kaikoura.

KAIKOURA

On se réveille avec le vent toujours bien présent et que l’on ressent de plus en plus sur la route, il fait même dévier le van à plusieurs reprises. La route de la côte est superbe mais la mer très agitée même sur le rivage… Arrivés à Kaikoura on se renseigne sur les possibilités de partir voir les baleines le jour même et on nous annonce que toutes les excursions de la journée sont annulées à cause du typhon. Il ne pleut pas, il fait même très beau et chaud mais par contre le vent souffle à plus de 100km/h. On se rabat sur les balades du coin mais on est vite obligés de rentrer le vent soufflant vraiment trop fort avec des rafales à plus de 150km/h, sur des falaises exposées ça en devient dangereux. On passe donc l’après midi dans le van à mater des séries, merci Netflix ! On aura vécu le typhon sans une goutte de pluie mais avec un vent à décorner les bœufs, qui faisait même bouger le van à l’arrêt … mais quand on verra par la suite les dégâts dans l’ouest on se dit qu’on a fait le bon choix en allant à Kaikoura.

Le lendemain on retente notre chance pour aller observer les baleines – c’est quand même la principale activité du coin. Et la ouf, les excursions du matin sont ouvertes mais on nous prévient, ça va être houleux ! Et c’est peu dire. La moitié du bateau est malade et la tête dans les sacs en papier dès la première demie heure. Ça tape, ça remue et franchement on se demande dans quelle galère on s’est embarqués ! Heureusement l’équipage finit par spotter une baleine, un cachalot géant, à quelques mètres. Et la, le temps de voir ce géant des mers sortir respirer et nous faire quelques coucou avec sa queue, on oublie tout. C’est toujours un moment émouvant même pour nous qui avons déjà vus les baleines à bosses à Boston ou en équateur il y a quelques années (la photo de couverture du blog est d’ailleurs le fruit de notre rencontre avec une baleine à bosse en Équateur totalement par hasard!). On croisera aussi des dauphins joueurs accompagnés du plus petit dauphin au monde, le dauphin Hector. Génial ! On rentre aussi heureux de ces rencontres aquatiques que de retrouver la terre ferme 😅.

ABEL TASMAN

L’intermède typhon / baleines terminé, nous reprenons notre idée initiale et remontons vers le parc national d’Abel Tasman pour ensuite redescendre l’île du sud par la côte ouest.

Dans le parc plusieurs options : un trek de 3/4 jours à travers les différentes criques, excursions en kayak, marche à la journée et bateau taxi pour revenir au point de départ. Comme toujours en Nouvelle-Zélande quand il s’agit d’excursions ça chiffre vite, alors le kayak à 100€ la journée ou le bateau a 40€ on zappe. La rando de plusieurs jours est tentante mais on n’a pas vraiment le temps d’y consacré autant de jours si l’on veut faire sans trop se presser tout le reste de l’île et on a plein d’autres randos au programme donc on opte pour une rando à la journée en faisant l’aller retour à pied. Plus de 35km en tout mais franchement les sentiers sont très faciles et c’est relativement plat tout du long! On va jusqu’au cleopatra pools, sympa pour une pause dej au bord de l’eau puis on fait quelques arrêts baignades dans les superbes criques du parc. On voit les traces du typhon sur les plages avec de nombreux arbres arrachés et des débris un peu partout. Une grosse journée mais qui vaut vraiment le peine et du coup gratuite ! #planradinmalin

PS: On dort une nouvelle fois sur le parking du isite de la ville, gratuit, wifi, et toilettes propres. Bon plan non indiqué sur campermate mais par le ranger très sympathique qui nous a délogé le premier jour de notre stationnement « limite » dans la seule aire gratuite renseignée qui était pleine de monde.

PANCAKES ROCKS

Sur la route d’Abel Tasman jusqu’à la région des glaciers, on fait une jolie halte aux pancakes rocks dans le parc national de Paparoa. Des formations rocheuses insolites, composées de couches successives qui font penser à une assiette de crêpes avant la chandeleur (dixit des français en manque de France) ! C’est très beau, et en plus la route est canon, le long de la côte avec les montagnes en fond, c’est le début des montagnes du sud.

On s’arrête dans la dernière « grande » ville de la région, Greymouth, ambiance legerement fin du monde pour cette étape nocturne. C’est ici que l’on trouve encore les dernières grandes chaînes type countdown, de l’essence pas trop chère, etc… avant la région de Queenstown et Wanaka.

GLACIERS FRANZ JOSEF & FOX

Alors la c’est l’échec de notre roadtrip. A cause du typhon tous les sentiers sont fermés et on n’a accès qu’à un point de vue à 6km du glacier, en plus dans la brume. La route est encore jonchée de débris et des restes de glissements de terrain. Les expéditions en hélicos – en plus de coûter un bras – sont elles aussi en partie annulées. Échec on vous dit! On se balade aussi vers le lac Matheson dans lequel on peut voir le mont Cook se refléter les jours de beau temps, et bah à nouveau loupé. On décide donc de filer vers Wanaka, qui se révélera être notre coup de cœur de la Nouvelle-Zélande .

WANAKA

La route qui mène à Wanaka est l’une des plus belles qu’on ait emprunté. Elle sillonne entre montagnes et lacs turquoises c’est absolument sublime! Quand on découvre le lac Wanaka on est obligés de s’arrêter toutes les 10 minutes tellement c’est beau. C’est à la hauteur du cliché – voire mieux – que l’on avait du pays.

Wanaka est avant tout l’occasion de réaliser le cadeau des 30 ans d’Arnaud : un saut en parachute en Nouvelle-Zélande. Il a passé la trentaine en Avril dernier (2017) mais l’attente n’en est que meilleure 🙂 On arrive en fin de journée chez Skydive Wanaka avec l’intention première de réserver un saut pour le lendemain matin, et là ils nous annoncent qu’un slot est disponible dans 10 minutes. On dit BANCO, et même si Arnaud veut nous faire croire qu’il est tout a fait serein, on le voit tourner un peu palot, l’émotion et tout qui se passe très – trop – vite probablement ! En quelques minutes la combi est enfilée et le briefing commence, ça devient concret. Le saut démarre avec un petit survol de la zone, au-dessus des montagnes et des lacs de la région, sublime ! Puis c’est le moment de la chute libre, à 15 000 pieds soit plus de 4500 mètres, c’est le seul à sauter d’aussi haut, ses comparses ayant sauté à 12 000 pieds. Il est donc le dernier à s’élancer – ou plutôt à se faire élancer – dans le vide. 60 secondes de chute libre puis de belles et longues minutes au dessus de la région A l’arrivée Arnaud a retrouvé ses couleurs et son sourire, c’était GÉNIAL !

Wanaka démarre décidément très fort. Pour continuer  le Waouh effet, on se lance à l’assaut du Roy’s Peak le lendemain matin. On part tôt pour éviter les grosses chaleurs le sentier étant entièrement à découvert tout du long. Pour les stats : 1200 mètres de dénivelés positifs, 2h30 de grimpette, une vue à couper le souffle pendant les 5h de rando que l’on découvre au fur et à mesure du sentier. Incontestablement notre trek préféré de la Nouvelle-Zélande ! Plus engageant physiquement que le Tongariro et un poil moins touristique (même si le Tongariro c’est quand même super chouette!)

QUEENSTOWN

Notre passage à Queenstown sera bref, les activités principales se trouvant plutôt du coté de Wanaka, sauf si l’on veut définitivement tuer le budget avec moults activités type parapente, kayak (encore et toujours), ou autre jet ski sur le lac. On préfère découvrir la « gastronomie » locale avec un passage obligé chez Fergburger, à la hauteur de sa réputation de meilleur burger du pays.

La suite des aventures dans l’île du sud ici : Ile du sud – partie 2 – des Milford Sounds à Christchurch

Et notre périple dans l’île du nord là : Nouvelle-Zélande – 10 jours dans l’île du nord

 

Bienvenue sur le blog de notre Tour du Monde ! Nous c’est Mathilde et Arnaud, ensemble depuis 9 ans et nous partons voyager 11 mois, l'année de nos 30 ans, le 3 Septembre 2017 !
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